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littlten

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Je suis passionnée de lecture et d'écriture et c'est donc ce que je fais de tout mon temps. Merci de laisser vos coms, surtout des critiques car je ne demande qu'à m'améliorer.

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Pour Basile


Mon coeur tu étais mon soleil qui me réchauffait;
Je me croyais au paradis, là, bien en paix;
Je pensais que notre amour serait éternel;
Alors que toi, menteur, tu rêvais déjà d'elle;

J'espere sincèrement que tu seras puni,
Que je serai vengée d'avoir été trahie.
Hier je ne voulais pour toi que du bonheur,
Aujourd'hui que ta mort et ce dans la douleur.
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#Posté le jeudi 19 avril 2007 06:41

L'ange aux yeux noirs

L'ange aux yeux noirs

Jessica errait sur la plage en titubant. Deux heures plus tôt, elle avait retrouvé quelques amis avec qui elle avait rendez-vous sur la plage. L'ambiance était à la fête, tout le monde fumait, buvait, chantait et dansait autour d'un feu, au beau milieux de la nuit. Ils n'avaient rien de spécial à fêter, alors ils levaient tous leur bouteille d'alcool vers le ciel en hommage à la vie. Ce soir là, portée par sa bonne humeur, Jessica avait peut-être un peu trop bu et fumé mais tout de même pas au point d'en être malade. Elle se sentait merveilleusement bien mais il lui semblait qu'elle serait mieux si elle s'isolait. Elle ne savait pas si elle serait capable de réfléchir car elle avait l'impression que sa tête était remplie de coton, mais elle voulait juste être seule, passer un peu de sa soirée en tête-à-tête avec elle-même.
Les amis de Jessica chantaient et dansaient pendant que l'un d'eux jouait de la guitare. Leur joie de vivre était telle qu'ils ne la virent même pas s'éloigner. Jessica craignait que l'un de ses amis ait envie de se joindre à elle alors elle s'éloigna du groupe sans prévenir personne, sans faire de bruit, le plus discrètement possible.
Jessica errait sur la plage en titubant. Ses jambes avaient du mal à la soutenir et elle se déplaçait avec peine. Il faisait noir et elle se sentait bien. Sans raison, elle se mit à rire et à rire encore sans pouvoir s'arrêter. Elle riait tellement qu'elle en avait mal au ventre et finalement, elle s'écroula de tout son long dans le sable. Elle reprit son souffle et continua de rire. Ses rires transperçaient le silence de la nuit et il y avait de l'écho sur la plage car celle-ci était entourés de falaises. Ses propres rires commençaient à résonner dans sa tête et semblait former une mélodie, peu à peu s'y ajoutèrent les lointains cris de joie de ses amis, puis le bruit du vent et celui des vagues s'abattant sur la plage. Cela lui semblait être une musique céleste, des sons venus des dieux.
Épuisée, elle s'arrêta de rire mais la mélodie continuait de résonner dans sa tête, comme si ses rires n'y avaient pas contribué. Elle regarda la lune, ou plutôt, l'admira. Elle se sentait toute petite face à elle. Elle commençait à se perdre dans ses pensées lorsqu'une sorte d'éclair l'aveugla. Elle ferma aussitôt les yeux car elle eût l'impression qu'ils prenaient feu. Elle les laissa fermés une bonne trentaine de secondes et quand elle les rouvrit, une apparition la fit sursauter.
C'était quelqu'un, ou quelque chose, une sorte d'ange. Depuis qu'elle était petite fille elle n'avait jamais cessé de croire que les anges existaient. La seule chose qui la troubla était l'apparence de cet ange car il n'était pas à l'image qu'elle s'était faite de ceux-ci. Cet ange planait de quelques centimètres au dessus du sable, il était tout petit, il devait mesurer environ un mètre, peut-être un peu moins. Il avait de très grandes ailes qui devaient faire trois fois la taille de son corps, elles étaient d'un envoûtant blanc nacré, magnifiques. Il avait la tête et le corps d'un bébé, des cheveux blonds qui lui arrivaient aux épaules et de larges yeux d'un noir plus qu'effrayant. Il était nu, à l'exception d'un voile rouge légèrement transparent qui lui cachait la taille. Cet ange, flottant sans les airs, s'adressa à Jessica :
- Qu'as-tu fais jusqu'ici ?
- Quoi ?
- Tu n'as jamais rien apporté à personne, mérites-tu de vivre ?
- Mais qui êtes-vous ?
- Et toi ? Qui es-tu ? Profite dès à présent de ta vie pour en offrir une convenable à d'autres, fait-le pour sauver la tienne.
- Pourquoi moi ?
- Parce que tu as été choisie, c'est ton destin.

Sur ces paroles, l'ange disparut. Sans perdre une seconde, Jessica se leva et courut à toute allure retrouver ses amis. Personne ne s'était rendu compte de son absence mais en la voyant arriver, ils lui demandèrent sans tarder d'où elle venait et pourquoi elle était essoufflée. Elle reprit sa respiration et finalement leur raconta tout ce qui venait de se passer en commençant par la musique céleste jusqu'à l'ange aux yeux noirs. Après avoir calmement écouté Jessica, ses amis se regardèrent et éclatèrent de rire en lui répétant qu'elle était «défonsée». Vexée, elle s'en alla, encore seule, et rentra chez elle se coucher. Dans son lit, elle avait beau chercher des explications rationnelles à ce qu'elle avait vu mais n'en trouvait pas. Elle était sûre de ne pas avoir rêvé et décida donc de suivre les conseils de l'ange.
Dix ans plus tard, Jessica devient une icône de toute sorte d'associations humanitaires. Elle passe sa vie à aider ceux dans le besoin, à organiser des soirées de charité. Elle va souvent en Afrique, y enseigne la lecture et l'écriture aux enfants et rêve d'installer l'eau courante et l'électricité dans les villages les plus pauvres. Elle n'a jamais revu ses amis et l'ange non plus mais, même après dix années, elle est toujours persuadée qu'un ange veille chaque jour sur elle pour la guider.
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#Posté le mercredi 17 mai 2006 09:27

Seule et invisible

SEULE ET INVISIBLE


Aujourd'hui est un jour spécial. Je ne sais pourquoi mais c'est la première chose que j'ai pensé ce matin en me réveillant. Cette idée m'inquiète et m'attire à la fois. Que va-t-il se passer de si spécial aujourd'hui ?

Dès que j'ai ouvert les yeux ce matin j'ai tout de suite su que cette journée ne serait pas banale, qu'elle chamboulerai toute ma vie.
Comme chaque matin, avant d'aller travailler je suis allée m'installer dans un bar pour bien commencer ma journée face à un bon café. Je me suis assise à une table et j'ai attendu qu'un serveur vienne prendre ma commande. J'ai attendu, attendu encore ...
Les serveurs passaient devant ma table et ne me regardaient même pas. Au bout d'une quinzaine de minutes, je décidais de surmonter ma grande timidité pour en appeler un, malgré le risque de me faire remarquer auprès des autres clients et d'être méprisée pour avoir osé troubler le silence matinal.
J'appelais, criais même, mais personne ne se retournait et les serveurs continuaient leur ronde dans le bar. Je désespérais, criais de plus en plus fort, mais toujours rien. Dans un élan de colère, j'attrapai le sucrier en verre sur ma table et le balançait sur le comptoir. Mais le verre ne se cassa pas, il n'y eût pas le moindre bruit.
Alors j'ai commencé à penser que peut-être, à force d'être toujours seule, j'étais devenue invisible. Et bizarrement, cette idée me plaisait. Sûre de moi, je décidais d'en profiter et, au milieu du bar, je me suis déshabillée.
Mon coeur battait très fort, je n'avais jamais reçu autant d'adrénaline d'un seul coup. Moi qui était très pudique, je m'étais déshabillée devant une bonne trentaine de personne. J'étais totalement nue, mes vêtements étaient éparpillés sur le sol, et pourtant personne ne me regardait. Je voulais sortir du bar, j'ai beaucoup hésité mais il fallait que je profite de mon invisibilité.
Après avoir réfléchi quelques minutes, je suis finalement sortie du bar, j'étais dans la rue, au milieu de gens bien habillés. Ils marchaient à vive allure, les yeux rivés sur leur montre, certainement très en retard. Et moi j'étais là, nue comme un ver, à me balader tranquillement, sans me soucier de quoi que ce soit.
Il y avait un léger vent qui me caressait tendrement la peau. Je me suis mise à frissonner et au même moment un doux rayon de soleil est venu me réchauffer. Comme s'il ne brillait que pour moi. Tout était parfait, je ne pouvais m'empêcher de sourire. J'avais l'impression que je pouvais exprimer ma folie sans contrainte. J'étais bien, heureuse comme je ne l'avais jamais été.
Je marchais toujours sur le trottoir quand soudain, un bel homme qui devait avoir le même âge que moi me fixa, les yeux écarquillés. Il m'avait vue. Sur le coup je n'en était pas sûre mais mes soupçons se sont confirmés lorsqu'il s'est jeté sur moi et a déposé sa veste sur mes épaules nues.
Nous nous sommes regardés quelques secondes et il m'a dit :
- C'est moi, je suis là.
Cet homme, je ne l'avais jamais vu de ma vie et pourtant je savais qui il était, c'était évident car nous seuls pouvions nous voir, il était l'amour.
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#Posté le vendredi 12 mai 2006 13:33

Elle aimait ...

Elle aimait...

Johanna était jolie, une agréable petite brune aux envoûtants yeux verts. Elle n'avait que dix-sept ans, elle était si jeune et si naïve, elle n'avait pas idée de toutes les joies que la vie peut apporter. J'étais capable de l'impossible pour voir son doux visage s'illuminer d'un large sourire. Cette femme était celle de ma vie, celle qui sortait du lot, celle que je trouvais parfaite.
Elle aimait tant de choses. Elle aimait s'allonger seule dans les herbes hautes et réflechir en admirant le ciel si bleu. Elle aimait voir défiler les nuages en devinant les objets qu'ils dessinaient. La solitude lui procurait un bien-être profond.
Elle aimait ses proches. Elle aimait que l'on se confie à elle, nous donner des conseils. Elle aimait aider, se sentir utile. Elle aimait nous savoir heureux, nous consoler, nous rassurer, nous faire rire. Notre moral lui semblait bien plus important que sa propre vie.
Elle aimait tant se blottir dans mes bras, me serrer fort contre son coeur. Elle aimait m'entendre dire que je l'aime, que rien sauf elle n'avait d'importance à mes yeux. Elle aimait m'embrasser et me regarder m'endormir à ses côtés. Elle aimait me dire que mon visage était celui d'un ange. Elle aimait notre amour si puissant.
Elle aimait également fumer comme nous le savons tous. Fumer des substances qui lui permettaient d'oublier son mal-être. Elle aimait fermer les yeux et sentir son corps s'envoler dans un autre monde. Elle aimait rêver d'une vie totalement différente de la sienne, planer au milieu des nuages.
En fait, la seule chose qu'elle n'aimait pas était sa vie, ce monde dans lequel elle ne pouvait s'échapper, qu'elle trouvait si futile. Elle était comme un oiseau en cage.
C'est pour cela que nous sommes tous réunis en ce triste jour. Sa famille et ses amis, ensemble dans une même peine pour rendre hommage à notre Johanna. Elle nous manquera mais il ne faut pas oublier qu'elle ne voulait pas notre malheur. Elle est partie de son plein gré et elle voulait que nous sachions qu'à l'endroit où elle se trouve à présent, quel qu'il soit, sa vie qu'elle pensait dénudée d'intêret s'est changée en paradis.
Nous allons remettre son corps à la terre, il faut être forts, se dire qu'elle a prit un nouveau départ et que maintenant son âme peut voler en toute liberté à travers ces nuages qu'elle aimait tant.
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#Posté le samedi 29 avril 2006 05:03

Monde futile

UN MONDE TOUJOURS REEL OU LA FOLIE N'A PAS SA PLACE


Que faire lorsqu'on ne se sent pas en phase avec le monde qui nous entoure ?
Je ne me dis pas exceptionnelle car je sais que peu de gens se sentent à leur place en ce monde si futile. Je me demande juste s'ils se sentent différents au même point que moi.
Quelque part je me dis que je n'aurai pas cette vision du monde, cette passion pour l'écriture, cet amour de la reflexion si je n'avais pas un côté créatif, une part d'originalité en moi.
Je me sens donc dans un autre monde lorsque je couche mes pensées sur ces feuilles blanches. Je parle de ce monde et le critique sans cesse.
Il y a plusieurs mondes en moi. Celui de mon esprit, rempli d'idées parfois farfelues. Celui de mon coeur, monde parfait, agréable, au goût sucré de l'amour et aux douces teintes roses. Et pour finir, celui de mon corps. Ce monde palpable où tout est futile, où l'important ne l'est pas dans les autres mondes. Un monde qui n'a que des défauts. Un monde que je déteste et où la vie ne vaut pas le coup d'être vécue. Un monde toujours réel où la folie n'a pas sa place.
Quelque part je dois avouer que la mort ne me fait pas peur, bien au contraire, elle m'attire. Je me dis qu'elle pourrait m'empêcher de rester dans ce monde et où je vivrais uniquement dans le monde de mon esprit. Mais on a rien sans rien et je sais qu'en quittant le monde réel je quitterai en même temps celui de mon coeur.
Il est vrai que l'amour est un fléau mais je ressens parfois le besoin de m'enfermer dans ce monde rempli de coton, de douceur.
Les gens voient-ils tous ces mondes aussi bien que moi ? J'aimerai leur demander mais peut-être me prendra-t-on pour une folle. Car ce monde est si futile qu'il interdit même la folie. Cette folie qu'il est interdit de montrer, de laisser vivre, d'exprimer, pour ne pas choquer. Laissez vivre ma folie !
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#Posté le jeudi 13 avril 2006 03:10

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